Allergie aux protéines de lait de vache, intolérance au lactose : pour beaucoup de personnes, c’est du pareil au même. Cette confusion s’explique parce que dans les deux situations, il y a un problème avec le lait. Pourtant, leurs conséquences sont bien différentes !


L’allergie aux protéines de lait de vache (APLV)

L’allergie aux protéines de lait de vache (APLV), souvent appelée « allergie au lait », implique une réaction du système immunitaire qui va libérer des anticorps IgE (Immunoglobuline E). Le corps se défend, à tort, car il « pense » que les Protéines de Lait de Vache (PLV) sont des intrus à éliminer.
Pour en savoir plus, consultez notre article : « Allergie, intolérance ou encore hypersensibilité alimentaire, quelles différences ? »

Protéines de Lait de Vache (PLV) et lactose : quelles différences

 


Allergie aux PLV: réaction immédiate ou retardée ?

Le temps de réaction du corps peut varier. Dans le cas d’une allergie immédiate aux protéines de lait de vache, lorsqu’un bébé boit un biberon ou qu’un enfant mange un yaourt, les symptômes peuvent apparaître dans les minutes qui suivent : urticaire, gonflement, maux de ventre… C’est ce que les médecins appellent une allergie immédiate « IgE-dépendante ».
Mais il arrive aussi que la réaction soit retardée, c’est-à-dire « non IgE ». Les manifestations de l’allergie apparaissent alors plusieurs heures après : vomissement, eczéma, diarrhée ou constipation... Ce qui rend le diagnostic plus compliqué.
Quoiqu'il en soit, une allergie alimentaire ne doit jamais être prise à la légère car dans les cas les plus sévères, elle peut engager le pronostic vital.

 



En général, l’allergie aux protéines de lait de vache concerne les jeunes enfants : 2 à 3% des enfants entre la naissance et 2 ans seraient touchés. Et la bonne nouvelle, c’est que cette allergie disparaît dans la plupart des cas, avant l’âge de 3 ans.


Un régime d’éviction strict, en cas d’allergie au lait

Lorsque le diagnostic d’allergie au lait aux protéines de lait de vache est confirmé, le seul traitement est l’éviction stricte du lait de vache et de tous ses dérivés, y compris parfois du lait des autres mammifères (brebis, chèvre, bufflonne…). Dans certains cas, l’éviction du soja, du bœuf et du veau peut aussi être nécessaire pour éviter des allergies croisées.

Pour vous aider dans ce régime d'éviction, consultez notre article « Régime sans Protéines de Lait de Vache (PLV) : comment remplacer le lait ? ». Vous y trouverez les ingrédients à éviter, les aliments interdits et surtout des astuces de cuisine pour savoir comment remplacer le lait de vache, le beurre ou la crème dans vos recettes.

Attention, les produits sans lactose, « délactosés », contiennent des protéines de lait de vache, ils doivent donc être exclus dans le cadre d’une allergie au lait.

 

L’intolérance au lactose

Le lactose, lui, est le sucre qui se trouve dans le lait. Pour comparaison, le fructose est le sucre des fruits. D’un point de vue médical, on ne peut pas être « allergique au lactose ». En revanche, on peut ne pas le tolérer, c’est-à-dire ne pas le digérer correctement : on est alors « intolérant au lactose ».

En effet, l’intolérance n’entraîne pas de réaction du système immunitaire. Elle résulte d’un déficit d’enzymes : pour être digéré, le lactose doit être découpé par une enzyme appelée « la lactase ». Or, il arrive que le corps n’en fabrique plus assez. Le lactose n’est alors pas digéré, il s’accumule dans l’intestin. Et sa fermentation peut provoquer des maux de ventre, ballonnements, diarrhées. Ces troubles digestifs peuvent apparaître rapidement ou plusieurs heures après l’ingestion de lait ou d’un produit en contenant.

En France, on estime que moins de 10% de la population serait intolérante au lactose. Alors que l’allergie aux PLV concerne plutôt les nourrissons et les petits enfants, comme expliqué précédemment, l’intolérance au lactose affecte davantage les enfants plus âgés et surtout les adultes.

Protéines de Lait de Vache (PLV) et lactose : quelles différences ?

Les bases du régime sans lactose

Pas besoin de supprimer, comme dans le cas de l’allergie, de supprimer tous les produits laitiers, c’est surtout une question de quantité ! A faible dose ou fractionné dans la journée, certaines personnes peuvent tolérer un peu de lait (et donc de lactose). Le seuil d’intolérance est très variable d’une personne à l’autre.

En général, il est recommandé de réduire les quantités de lait « liquide » ou de le consommer lorsqu’il est inclus dans des préparations : purée, gratin, riz au lait, flan, béchamel, crêpes… Sans oublier, que vous pouvez bien sûr consommer les produits laitiers pauvres en lactose (yaourts, laits fermentés, fromages ou produits sans lactose).

En effet, certains produits laitiers ne contiennent pas ou peu de lactose :
• Les fromages affinés (+24 mois de préférence) comme le camembert, comté, cheddar, parmesan…
• Le beurre ou le ghee
• Les yaourts car la présence des ferments lactiques favorise la digestion du lactose.

Attention, comme les protéines de lait de vache, le lactose peut se cacher dans des produits insoupçonnés : sauces, gâteaux et viennoiseries industriels, chips, produits panés, confiserie & chocolats ainsi que dans la charcuterie. Gare également aux médicaments, qui peuvent contenir du lactose comme excipient.

Un traitement pour l’intolérance au lactose ?

Le manque de lactase peut, de temps en temps, être compensé par la prise de compléments alimentaires contenant cette enzyme. Consommée juste avant le repas, l'enzyme contenue dans les compléments alimentaires gagne les intestins en même temps que les produits laitiers ou les aliments contenant du lactose, et permet ainsi plus facilement leur assimilation.

 


 

C’est notamment le cas des gélules de Lactolérance, une marque du Laboratoire PhysioSynthèse. Trois formules sont disponibles. Prenez une gélule de Lactolérance 4500 ou sa version plus concentrée Lactolérance 9000, avant un déjeuner au restaurant ou un dîner chez des amis où il y aura potentiellement au menu des produits contenant du lactose. Même recommandation si vous devez prendre d’un médicament contenant du lactose. Enfin si vous prenez au moins un repas quotidien à l’extérieur, mieux vaut choisir Lactolérance 1Day. Pour cette formule, un délai d’une semaine environ est nécessaire avant d’observer les premiers résultats.


 

En résumé, Protéines de Lait de Vache (PLV) et lactose : quelles différences ?

L’allergie aux Protéines de lait de vache (APLV) :

• Entraîne une réaction du système immunitaire
• Les réactions peuvent être respiratoires, cutanées, digestives et dans les cas les plus sévères, elle peut engager le pronostic vital
• Concerne surtout les bébés et les jeunes enfants
• Le régime suivi doit être strict : aucun produit laitier ni dérives ne doit être consommé

L’allergie aux Protéines de lait de vache (APLV)

L’intolérance au lactose :

• Entraîne généralement un inconfort digestif, sans conséquence à long terme sur l’organisme
• Concerne principalement les adultes et les enfants plus âgés
• Ne nécessite pas de supprimer tous les produits laitiers

L’intolérance au lactose en résumé