L’Anses a émis une série de recommandations visant à assurer un meilleur suivi des allergies alimentaires, afin de mieux prévenir le risque de choc anaphylactique

 

Mieux connaitre les allergies alimentaires en France   

Dans son rapport "Allergies alimentaires" : état des lieux et propositions d'orientation, l’agence d’expertise de l’alimentation, de l’environnement et du travail, l’Anses, souligne que les données disponibles actuellement ne permettent pas de déterminer l’évolution de la prévalence des allergies alimentaires en France. Aujourd’hui, aucun dispositif n’existe en la matière.

Or depuis plusieurs années, on constate la transformation des habitudes alimentaires mais aussi l’apparition de nouveaux aliments sur le marché et de nouveaux procédés de transformation, autant de facteurs qui peuvent avoir un impact sur les allergies alimentaires.

 

Mieux identifier les allergènes émergents pour prévenir le risque d’anaphylaxies

Face à ce constat, l’Anses recommande aux pouvoirs publics d’améliorer les dispositifs de recueil de données relatives aux allergènes alimentaires, ainsi que l’évaluation de l’incidence ou de la prévalence des allergies, afin de mieux orienter les études et recherches sur les allergies alimentaires

Kiwi allergène émergent - Avec Plaisir sans allergène(s)

Si certains aliments sont connus pour être à l’origine d’allergies, tel que le gluten, l’arachide ou le lait de vache. L’Anses, dans ce nouveau rapport, s’inquiète de l’apparition de nouvelles allergies. Les signalements reçus par le Réseau d'Allergo Vigilance® (RAV) ont en effet permis d'identifier ces allergènes émergents comme le sarrasin, le lait des petits ruminants (chèvre et brebis), le kiwi, le pignon de pin, l’α-galactose (présent dans la viande de mammifère), les pois, les lentilles.

Ces allergènes présentent un risque d'anaphylaxies (une des réactions allergiques le plus graves) parfois plus élevé que certains allergènes de mention obligatoire. De ce fait, l'agence recommande la mise à jour régulière de la liste des allergènes alimentaires, qui doivent être signalés afin de mieux prévenir le risque d'allergie grave

 

Mieux informer les médecins et les consommateurs en cas d'allergies alimentaires pour un meilleur suivi

En l’absence de recommandations officielles relatives aux allergies alimentaires, l’Anses préconise la création d’un guide de bonnes pratiques, destiné aux médecins afin d’améliorer la prise en charge et le suivi des personnes allergiques, au-delà des centres spécialisés.

Il faut également rendre accessible aux consommateurs des informations sur les repas pris hors de chez eux (produits boutique, restauration,...). Des dispositions existent en Europe pour la restauration comme la réglementation INCO, il faut maintenant qu’elles soient réellement et uniformément mises en place.

Enfin, face au risque élevé des repas pris lors des déplacements à l’étranger, l’agence propose la rédaction d’un guide spécifique aux personnes allergiques souhaitant voyager à l’étranger ou à prendre l’avion, de façon à pouvoir informer et être informé en cas d’allergies alimentaires.